Nous avons tous commencé l'équitation en comparant le cheval à une machine. C'est du moins le souvenir que j'ai de mes premiers cours d'équitation en temps que gamin. Les reines sont les freins et les pieds, l'accelérateur ... On la met en route quant on en a envie, elle doit répondre directement à nos demandes ... Elle peut tomber en panne ... Mais quant la machine réagit par elle-même, les problèmes commencent...


Et là, intervient le premier virage: le cheval n'est pas une machine mais un être vivant ... Cela implique qu'il a des besoins propres. Mais aussi des jours avec et des jours sans ... des moments où il est plus en forme, des moments où il a envie de faire plaisir ... Notre grande chance à nous humains dans tout cela, c'est que nos chevaux nous pardonnent tant et tant d'erreurs ... nos mauvaises humeurs, nos fautes d'équilibre sur leur dos, et tant d'autres ... même les coups ...


Quant on commence à comprendre cela et que l'on se pose la question en réfléchissant 'cheval', quant on se dit, à chaque fois que l'on aborde notre animal favori, si j'étais cheval, qu'elle serait ma réaction. On comprend bien des choses sur eux mais aussi sur nous. Apprendre à border le cheval, c'est surtout apprendre à se gérer soi-même ... Et ça c'est pas le plus facile ...

Chacun a son parcours pour y arriver, Anne-lô et moi avons fais un bout de chemin avec Silvia Furrer (ancienne élève de Pat Parelli) pendant quelques années. Au travers des 'septs jeux', nous avons re-découvert le cheval. La manipulation au sol dans toutes les directions en débutant par le soft fil et terminant par la suggestion. Merci Silvia de nous avoir guidé sur un bout de notre route. Si vous-même désirez rencontrer Silvia, la prochaine direction sera www.equitationnaturelle.com (...)

Silvia et Vagabond

Les cours avec Silvia étaient très enrichissants pour moi et mon cheval, pour notre relation. Au sol, pas de problème ... je me sentais à l'aise (en équilibre). Mais en selle, l'horreur ... un manque de confiance en moi énorme ... surtout un manque de confiance en mes capacités. Même si je monte à cheval depuis que je suis gamin, que je 'tiens' en selle en balade, il y avait un 'hic'.

C'est là que je me suis rendu compte à quel point je pouvais géner mon cheval et c'est là que j'ai compris la notion d''asiette indépendante' de Silvia ...

C'est la période à laquelle, nous avons fait l'acquisition de Sheza. Nous l'avons choisi en la manipulant avec comme critères principaux: sensibilité et gentillesse. Son physique nous a aussi séduit. Les papiers ... à l'époque, je n'y connaissait rien. C'est en apprenant à connaitre mon cheval, que je me suis rendu compte qu'il avait beaucoup à m'apprendre ... Elle allait me guider vers sa discipline, le Reining.

Il me fallait dès lors apprendre ce qu'elle savait déjà ... Les débuts furent difficiles et les questions nombreuses ... Comment aborder le monde de l'équitation western en venant de l'éthologie? Ces deux mondes étaient ils compatibles? Je savais que oui, il suffisait de penser à Pat Parelli. Mais ma première vraie réponse m'est venue, lors d'un stage à la Baume, dans les discussions avec Ken Faulkner ... Il est éthologue dans l'âme et mordu de Reining, Ropping et Cutting. Mais comment évoluer avec quelqu'un qui habite en Australie ...

De retour en Belgique, je restais avec mes questions ... Je cherchais toujours un trait d'union entre l'éthologie et le Reining. Ce lien, je l'ai trouvé quelques mois plus tard en la personne de Didier Kempter (breveté niveau 3 en équitation éthologique et entraineur certifié John et Josh Lyons, Colorado, USA) qui venait d'achever sa formation. Depuis lors, nous organisons des stages avec lui (voir nos news). Une nouvelle route: 'the best Start for Unbroke Horses' ...

Mais cela ne s'arrete pas là, il me restait toujours ma frustration liée à l'assiette indépendante de Silvia. Et comme chaque problème a sa solution, j'ai cherché ... On m'a dit monte, monte et monte encore ... L'assiette s'acquiert avec les heures à cheval ... Je veux bien, mais en attendant, pauvre cheval ... Il s'en prend plein le dos ... Et comme quant on veut quelque chose très fort, bien souvent, il arrive. Mais cette fois-ci, ce n'est pas moi qui ai trouvé, je me suis laissé guidé ... J'ai été amené par Anne-lô et d'autres amis à rencontrer Cédric Leroux... J'ai rencontré là, un maître, quelqu'un qui maîtrise son 'Art' mais surtout sait le communiquer... Et j'apprends, je m'améliore ...
Posez un peu la question à Sheza, je connais sa réponse ...
Anne-lô, Maxilien, Térence et moi-même, nous prenons tous cours chez Cédric. Max n'en revient pas de monter Arc Snappy, un cheval de concours comme il raconte à ses copains ... Pour vous faire découvrir Cédric, nous organisons aussi des stages avec lui (voir nos news).

La route est encore longue ... mais au long du chemin, les rencontres sont tellement riches ...

Est-ce un fait du hazard si notre nom de famille est Philippo (philo, qui aime et hippo, cheval) ???

Pourquoi Equus ??

Simplement parce que equus est un nom de genre qui comprend le cheval mais aussi tous les autres équidés: âne, zèbre, ... Pour plus d'infos, voir sur Wikipedia



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